Comment prier (5)

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L’arbre fleurira

Ces rencontres avec Jésus, dans la prière et dans la vie quotidienne changent notre vie. Dieu-Trinité agrandit notre cœur aux dimensions de son amour. Notre âme y trouve une paix et une joie profondes bien au-delà des sentiments et des souffrances de surface. Il en résulte dans la personne un amour intense qui rejaillit sur tous ceux qui l’entourent.

« En aimant Dieu, le cœur s'agrandit…, il peut donner incomparablement plus de tendresse à ceux qui lui sont chers… » (Manuscrit C 22r).

Loin de se sentir parfaite, cette âme connaît profondément sa fragilité. Mais elle ne voit plus que la bonté et l’immense miséricorde de Dieu qui lui a tout donné et pardonné. Elle se confie totalement à Jésus dans un désir ardent de ne plus rien lui refuser.

Ainsi l’âme participe, à sa manière unique et irremplaçable, voulue par Dieu depuis toute éternité, à la fécondité de Son mystère pascal pour notre monde.

« …l’histoire de mon petit oiseau… »

Nos mots de tous les jours peuvent parfois ne plus porter le poids de signification profonde désiré. Spontanément alors l’image ou la poésie jaillit du cœur pour prendre le relais. Lorsqu’elle raconte à sa marraine, sœur Marie, l’histoire de son petit oiseau Thérèse est au sommet de sa maturité spirituelle. Nous vous proposons cet extrait de ses Manuscrits en espérant que vous y trouverez, vous aussi, l’encouragement nécessaire pour persévérer dans la prière vers une union toujours plus intime avec Jésus.

 

… un faible petit oiseau …
 

« Moi je me considère comme un faible petit oiseau couvert seulement d'un léger duvet, je ne suis pas un aigle, j'en ai simplement les yeux et le cœur car malgré ma petitesse extrême j'ose fixer le Soleil Divin, le Soleil de l'Amour et mon cœur sent en lui toutes les aspirations de l'Aigle… Il voudrait imiter les aigles ses frères… Le petit oiseau voudrait voler vers ce brillant Soleil qui charme ses yeux, il voudrait imiter les Aigles ses frères qu'il voit s'élever jusqu'au foyer Divin de la Trinité Sainte cela n’est pas en son petit pouvoir …Hélas ! tout ce qu'il peut faire, c'est de soulever ses petites ailes, mais s'envoler, cela n'est pas en son petit pouvoir ! que va-t-il devenir ? mourir de chagrin se voyant aussi impuissant ?… Oh non ! le petit oiseau ne va pas même s'affliger. Avec un audacieux abandon, il veut rester à fixer son Divin Soleil ; rien ne saurait l'effrayer, ni le vent ni la pluie et si de sombres nuages viennent cacher l'Astre d'Amour, le petit oiseau ne change pas de place, il sait que par-delà les nuages son Soleil brille toujours, que son éclat ne saurait s'éclipser un seul instant.

… les nuages qui l’enveloppent …

Parfois il est vrai, le cœur du petit oiseau se trouve assailli par la tempête, il lui semble ne pas croire qu'il existe autre chose que les nuages qui l'enveloppent ; « C'est alors le moment de la joie parfaite pour le pauvre petit être faible. … rester là quand même …

Quel bonheur pour lui de rester là quand même, de fixer l'invisible lumière qui se dérobe à sa foi ! ! !… »

 

… se laisse un peu distraire …

« Jésus, jusqu'à présent, je comprends ton amour pour le petit oiseau, puisqu'il ne s'éloigne pas de toi… mais je le sais et tu le sais aussi, souvent, l'imparfaite petite créature tout en restant à sa place (c'est-à-dire sous les rayons du Soleil), se laisse un peu distraire de son unique occupation, elle prend une petite graine à droite et à gauche, court après un petit ver… puis rencontrant une petite flaque d'eau elle mouille ses plumes à peine formées, elle voit une fleur qui lui plaît, alors son petit esprit s'occupe de cette fleur… enfin ne pouvant planer comme les aigles, le pauvre petit oiseau s'occupe encore des bagatelles de la terre.

… se tourne vers son Bien Aimé Soleil…

Cependant après tous ses méfaits, au lieu d'aller se cacher dans un coin pour pleurer sa misère et mourir de repentir, le petit oiseau se tourne vers son Bien Aimé Soleil, il présente à ses rayons bienfaisants ses petites ailes mouillées, il gémit comme l'hirondelle et dans son doux chant il confie, il raconte en détail ses infidélités, pensant dans son téméraire abandon acquérir ainsi plus d'empire, attirer plus pleinement l'amour de Celui que n'est pas venu appeler les justes mais les pécheurs… »

 

Si l’Astre adoré… reste voilé…

« Si l'Astre Adoré demeure sourd aux gazouillements plaintifs de sa créature, s'il reste voilé… eh bien ! la petite créature reste mouillée, elle accepte d'être transie de froid et se réjouit encore de cette souffrance qu'elle a cependant méritée… Ô Jésus ! que ton petit oiseau est heureux d'être faible et petit, que deviendrait-il s'il était grand ?… Jamais il n'aurait l'audace de paraître en ta présence, de sommeiller devant toi… oui, c'est là encore une faiblesse du petit oiseau lorsqu'il veut fixer le Divin Soleil et que les nuages l'empêchent de voir un seul rayon, malgré lui ses petits yeux se ferment, sa petite tête se cache sous la petite aile et le pauvre petit être s'endort, croyant toujours fixer son Astre Chéri.

 

… son cœur reste en paix …

À son réveil, il ne se désole pas, son petit cœur reste en paix, il recommence son office d'amour, il invoque les Anges et les Saints qui s'élèvent comme des Aigles vers le Foyer dévorant, objet de son envie et les Aigles prenant en pitié leur petit frère, le protègent, le défendent et mettent en fuite les vautours qui voudraient le dévorer. Les vautours, images des démons, le petit oiseau ne les craint pas, il n'est point destiné à devenir leur proie, mais celle de l'Aigle qu'il contemple au centre du Soleil d'Amour.

 

Ô Verbe Divin …

…c'est toi l'Aigle adoré que j'aime et qui m'attire, c'est toi qui t'élançant vers la terre d'exil as voulu souffrir et mourir afin d'attirer les âmes jusqu'au sein de l'Éternel Foyer de la Trinité Bienheureuse, c'est toi qui remontant vers l'inaccessible Lumière qui sera désormais ton séjour, c'est toi qui restes encore dans la vallée des larmes, caché sous l'apparence d'une blanche hostie… Aigle Éternel… tu veux me nourrir de ta divine substance, moi, pauvre petit être, qui rentrerais dans le néant si ton divin regard ne me donnait la vie à chaque instant… Ô Jésus ! Laisse-moi dans l'excès de ma reconnaissance, laisse-moi te dire que ton amour va jusqu'à la folie…  Comment veux-tu devant cette Folie, que mon cœur ne s'élance pas vers toi ? Comment ma confiance aurait-elle des bornes… »

 

Aussi longtemps que tu le voudras…

« Aussi longtemps que tu le voudras, ô mon Bien Aimé, ton petit oiseau restera sans forces et sans ailes, toujours il demeurera les yeux fixés sur toi, il veut être fasciné par ton regard divin, il veut devenir la proie de ton Amour… Un jour, j'en ai l'espoir, Aigle Adoré, tu viendras chercher ton petit oiseau, et remontant avec lui au Foyer de l'Amour, tu le plongeras pour l'éternité dans le brûlant Abîme de Cet Amour … »

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Saint du jour
Sainte Thérèse d'Avila
1515-1582

Vierge et Docteur de l'Église

Sainte Thérèse d'Avila - 1515-1582 - Vierge et Docteur de l'Église

1515-1582
Sainte Thérèse de Jésus

Vierge et Docteur de l'Église
 
Religieuse espagnole,
réformatrice de  l'Ordre du Carmel au XVIe siècle.
 

   
Nom civil :  Teresa Sánchez de Cepeda y Ahumada
Nom religieux :  Teresa de Jesús
   
Naissance :  28 mars 1515
Décès :  dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582
   
Fête :  15 octobre
Rang de la fête :  Solennité au Carmel
   
Béatification :  24 avril 1614
Canonisation :  12 mars 1622
Docteur :  27 septembre 1970

 

 

Les Musulmans, le Nouveau Monde, le protestantisme, le Concile de Trente, I’Inquisition, autant de problèmes en ce XVIe siècle auxquels Thérèse de Jésus (1515-1582) se trouve mêlée. Grande mystique et femme d’action, elle réforme le Carmel et multiplie les fondations, son audace et sa foi triomphant de tous les obstacles. La contemplative sait nous captiver lorsqu’elle montre le chemin de la perfection aux âmes éprises d’absolu.

 


Thérèse d'Ávila (en religion : Teresa de Jesús), née le 28 mars 1515 à Gotarrendura (Vieille-Castille) et morte dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582 à Alba de Tormes en Espagne, est une religieuse espagnole, réformatrice de l'Ordre du Carmel au xvie siècle, sainte et docteur de l'Église. Profondément mystique, elle laisse des écrits sur son expérience spirituelle qui la font considérer comme une figure majeure de la spiritualité chrétienne.

La réforme qu'elle impulse dans l'Ordre du Carmel espagnol entraîne quelques années après sa mort la création d'une branche autonome au niveau de l'ordre : l'Ordre des Carmes déchaux. Cette nouvelle branche monastique s'étendra rapidement dans toute l'Europe puis le monde : le nombre des carmes réformés dépassera rapidement, et dépasse toujours, le nombre des carmes non réformés.

Thérèse est canonisée en 1622, sa fête liturgique est fixée le 15 octobre. Au xxe siècle, elle est déclarée docteur de l'Église catholique ; elle est la première femme à obtenir ce titre. Si son influence spirituelle, associée à celle de saint Jean de la Croix, a été très forte au xviie siècle, de nos jours, elle reste une référence au-delà de sa famille monastique et même à l'extérieur de l’Église catholique.

Elle est l'auteur de nombreux ouvrages tant biographiques que didactiques ou poétiques. Ceux-ci sont régulièrement réédités dans le monde entier. Elle est encore aujourd’hui le sujet de nombreuses publications.

Éphémérides
Fête de Sainte Thérèse d'Ávila
1515-1582
Sainte Thérèse d'Avila meurt à Alba de Tormès
1582-10-15
Fondation du Carmel de Hanoï – Vietnam
1895-10-15
Transfert du couvent de Montréal sur la Paroisse Saint-Denis
1896-10-15
Consécration de la nouvelle église du Carmel de Montréal
1898-10-15
La décision de fonder le Carmel de Danville est prise
1956-10-15
Le Pape Paul VI annonce son projet de nommer Sainte Thérèse de Jésus Docteur de l'Église
1967-10-15
Funérailles de Mlle Marie-Pila
1974-10-15
Inauguration du Couvent des Carmes à Montréal
1993-10-15
Fondation du couvent des Carmes à Trois-Rivières
2004-10-15
Parole du jour