Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix — Pensées

1891 – 1942

 PENSÉES

 


Se donner à Dieu


« Se donner à Dieu, dans un complet oubli de soi, ne pas tenir compte de sa propre vie individuelle pour laisser tout l'espace libre à la vie divine, voilà le motif profond, le principe de la vie religieuse. »

 

 


Bercée dans l'abandon amoureux


« Après un long entraînement dans la vie spirituelle, l'âme n'a plus besoin de méditer pour connaître Dieu et apprendre à l'aimer. Elle a déjà parcouru cette route et la laisse en arrière: maintenant elle se repose sur un nouveau palier. À peine se met-elle en oraison, qu'elle se trouve près de Dieu, bercée dans l'abandon amoureux en Sa présence. Son silence est plus cher à Dieu que ses paroles. »
 

 

L'aridité

 
« L'âme doit considérer l'aridité et les ténèbres comme d'heureux présages; comme des signes que Dieu est à ses côtés, la libérant d'elle-même, lui arrachant des mains sa propre initiative. »

 

Le chemin de la foi

 
« Plus que la philosophie, c'est le chemin de la foi qui nous donne Dieu: ce Dieu qui se tient près de nous personnellement, aimant et miséricordieux, et qui nous établit dans une assurance qu'aucune connaissance naturelle ne peut communiquer. »
 

 

Vivre en communauté

 
« L'on ne peut vraiment bien connaître ses fautes qu'en vivant en communauté. Lorsqu'on vit seule, on peut se faire de bien fausses idées de soi-même. Cela seul constitue déjà un inestimable avantage de la vie conventuelle. »

 

La miséricorde de Dieu

 
« Il ne m'a jamais plu de penser que la miséricorde de Dieu s'arrêtât aux frontières de l'Église visible. Dieu est la Vérité. Qui cherche la vérité, cherche Dieu, qu'il le sache ou non. »

 


Prière d'Église

 
« Toute prière authentique est prière de l'Église : par chaque prière sincère, quelque chose s'opère dans l'Église et c'est l'Église elle-même qui prie, car le Saint-Esprit qui vit en elle est aussi dans chaque âme celui qui prie pour nous avec des “soupirs ineffables” (Rom 8, 26). Telle est la vraie prière : car personne ne peut dire : “Seigneur Jésus”, sinon dans l'Esprit Saint. Que serait la prière de l'Église si elle n'était le don de ceux qui aiment d'un grand amour le Dieu qui est Amour ? »

 

 


Le don total

 
« Le don total de notre coeur à Dieu et le don qu'Il nous fait en retour, la pleine et éternelle union, tel est l'état le plus haut qui nous soit accessible, degré suprême de la prière. Les âmes qui l'ont atteint sont véritablement le coeur de l'Église: en elles vit l'amour sacerdotal de Jésus. Avec le Christ, cachées en Dieu, elles ne peuvent que rayonner dans d'autres coeurs l'amour divin qui les possède et contribuer ainsi à la perfection de tous dans l'union à Dieu, ce qui, dans le passé comme dans le présent, est l'unique désir de Jésus. »
 

 


 

Saint du jour
Sainte Thérèse d'Avila
1515-1582

Vierge et Docteur de l'Église

Sainte Thérèse d'Avila - 1515-1582 - Vierge et Docteur de l'Église

1515-1582
Sainte Thérèse de Jésus

Vierge et Docteur de l'Église
 
Religieuse espagnole,
réformatrice de  l'Ordre du Carmel au XVIe siècle.
 

   
Nom civil :  Teresa Sánchez de Cepeda y Ahumada
Nom religieux :  Teresa de Jesús
   
Naissance :  28 mars 1515
Décès :  dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582
   
Fête :  15 octobre
Rang de la fête :  Solennité au Carmel
   
Béatification :  24 avril 1614
Canonisation :  12 mars 1622
Docteur :  27 septembre 1970

 

 

Les Musulmans, le Nouveau Monde, le protestantisme, le Concile de Trente, I’Inquisition, autant de problèmes en ce XVIe siècle auxquels Thérèse de Jésus (1515-1582) se trouve mêlée. Grande mystique et femme d’action, elle réforme le Carmel et multiplie les fondations, son audace et sa foi triomphant de tous les obstacles. La contemplative sait nous captiver lorsqu’elle montre le chemin de la perfection aux âmes éprises d’absolu.

 


Thérèse d'Ávila (en religion : Teresa de Jesús), née le 28 mars 1515 à Gotarrendura (Vieille-Castille) et morte dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582 à Alba de Tormes en Espagne, est une religieuse espagnole, réformatrice de l'Ordre du Carmel au xvie siècle, sainte et docteur de l'Église. Profondément mystique, elle laisse des écrits sur son expérience spirituelle qui la font considérer comme une figure majeure de la spiritualité chrétienne.

La réforme qu'elle impulse dans l'Ordre du Carmel espagnol entraîne quelques années après sa mort la création d'une branche autonome au niveau de l'ordre : l'Ordre des Carmes déchaux. Cette nouvelle branche monastique s'étendra rapidement dans toute l'Europe puis le monde : le nombre des carmes réformés dépassera rapidement, et dépasse toujours, le nombre des carmes non réformés.

Thérèse est canonisée en 1622, sa fête liturgique est fixée le 15 octobre. Au xxe siècle, elle est déclarée docteur de l'Église catholique ; elle est la première femme à obtenir ce titre. Si son influence spirituelle, associée à celle de saint Jean de la Croix, a été très forte au xviie siècle, de nos jours, elle reste une référence au-delà de sa famille monastique et même à l'extérieur de l’Église catholique.

Elle est l'auteur de nombreux ouvrages tant biographiques que didactiques ou poétiques. Ceux-ci sont régulièrement réédités dans le monde entier. Elle est encore aujourd’hui le sujet de nombreuses publications.

Éphémérides
Fête de Sainte Thérèse d'Ávila
1515-1582
Sainte Thérèse d'Avila meurt à Alba de Tormès
1582-10-15
Fondation du Carmel de Hanoï – Vietnam
1895-10-15
Transfert du couvent de Montréal sur la Paroisse Saint-Denis
1896-10-15
Consécration de la nouvelle église du Carmel de Montréal
1898-10-15
La décision de fonder le Carmel de Danville est prise
1956-10-15
Le Pape Paul VI annonce son projet de nommer Sainte Thérèse de Jésus Docteur de l'Église
1967-10-15
Funérailles de Mlle Marie-Pila
1974-10-15
Inauguration du Couvent des Carmes à Montréal
1993-10-15
Fondation du couvent des Carmes à Trois-Rivières
2004-10-15
Parole du jour