Bse Maria Josephe Naval Girbès — Qui es-tu ?

1820 – 1893

 

  Sa vie

Fille de Vincenzo Naval et Josefa Girbes, Maria Josefa Naval Girbes naît à Algemesi (Valence), en Espagne, le 11 décembre 1820. Ses parents sont de condition modeste. Elle est l’aînée de 6 enfants dont 2 meurent en bas âge et une autre à l’âge de 14 ans. Elle est confirmée à huit ans et fait sa première communion à neuf ans. De ses parents, elle hérite d’un grand esprit de foi, d’une grande piété, de l’amour du travail et du désir de toujours vivre en état de grâce.

Elle va à l’école et apprend la lecture et l’écriture.  Elle apprend aussi la broderie (argentée et dorée) qu’elle enseignera à ses nombreuses élèves. En 1833, elle a 13 ans et elle doit interrompre ses études car sa mère meurt prématurément à 35 ans.  La famille va demeurer chez la grand-mère maternelle, malade, où Josefa devient peu à peu maîtresse de maison. Elle assume les travaux domestiques, assiste à la messe quotidiennement et participe à la vie de la paroisse, laquelle est dirigée par le prêtre Gaspare Sylvestre qui sera son directeur spirituel pendant 28 ans.

À 18 ans, elle fait vœu de chasteté.

En 1850,  sur les conseils du curé, soucieux du bien des jeunes filles de sa paroisse, elle commence à en réunir, dans sa propre maison,  et leur apprend gratuitement la broderie.  Elle ouvre un atelier où elle donne une formation humaine et spirituelle aux jeunes filles et femmesplus âgées, mariées ou célibataires.  Sa maison devient un véritable laboratoire de vie et d’enseignement religieux. Elle travaille au renouveau de la paroisse  et aide celles qui se dirigent au mariage  pour qu’elles deviennent d’excellentes épouses et mères qui éduqueront leurs enfants dans les principes religieux de la Sainte Église Catholique.  Elle visite les malades, aide les pauvres…

Avec quelques sujets d’élite, elle poursuit une formation spirituelle plus profonde appelée « les colloques du jardin ».  Elle enseigne aussi le catéchisme.  En résumé, c’est une religieuse en maison, anticipant ce que dira le Concile Vatican II sur l’importance des laïcs dans l’Église.  Le Concile dit en effet : « De par sa nature, la vocation chrétienne est aussi une vocation à l’apostolat ». Et encore: « L’apostolat des laïcs est la participation à la mission de l’Église ; à cet apostolat tous sont appelés par le Seigneur, par le baptême et la confirmation ».  Parlant de Josefa, Jean-Paul II souligne cette voie de sainteté : « Elle, dont les disciples rempliront les couvents de clôture, demeurera célibataire dans le monde, en vivant les conseils évangéliques et en étant un exemple de vertus chrétiennes pour tous ». Elle manifeste la charité de façon héroïque lors de l’épidémie de choléra de 1885.

 

  Vocation dans l'Ordre séculier

 

Membre du Tiers-Ordre séculier de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Sainte-Thérèse de Jésus, fondé à Algemesi en 1854, elle poursuit, dans le monde, le « Chemin de la perfection ».  Josefa est un exemple pour ceux et celles qui demeurent au milieu du monde. Elle peut servir de guide pour les fils et filles de l’Église, appelées à la sainteté quelle que soit leur condition de vie.   

Elle a une grande confiance en la Vierge Marie.

Elle fait oraison le matin, après la communion et le soir elle prend encore un temps intime avec le Seigneur. Elle répète souvent à ses élèves : « Demeurez dans la présence du Seigneur. »  « Apprenez à parler à Dieu sans paroles et faites de cette façon un temps d’oraison méditative. » Elle pratique la  pénitence et la mortification. Sa vie est centrée sur Dieu. Durant la journée elle se recueille souvent, récite l’Angélus, le rosaire et le plus souvent avec ses disciples. Elle pratique les conseils évangéliques de chasteté, pauvreté et obéissance.

Grabataire, durant les deux dernières années de sa vie, elle meurt le 24 février 1893, entourée de « ses filles » et déjà auréolée de sainteté.  Elle est ensevelie dans l’habit du Carmel et est enterrée dans l’église paroissiale Saint-Jacques de sa ville natale. Lors de l’exhumation on trouva son corps momifié.  Il repose maintenant dans une châsse dans la même église. Elle a été béatifiée à Rome, le 25 septembre 1988, par le pape Jean-Paul II,

 

 En bref

1820 : 11 décembre : Naissance, Algemesi, Valence, Espagne
1828 :  Confirmation
1829 :  Première communion
1833 :  Mort de sa mère
1838 : Elle fait vœu de chasteté
1850 : Ouvre dans sa propre maison un atelier de broderie
1893 : 24 février; décès
1988 : 25 septembre : Béatification

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Nom religieux :  Raphaël de saint-Joseph
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Canonisation :  17 novembre 1991
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