Sr. Anne de Jésus — Qui es-tu ?

1545 – 1621

  Les premières années

Très tôt, un signe du Seigneur

Le 25 novembre 1545 naît Ana, fille de don Diego de Lobera et de dona Francesca de Torrès. Ana est baptisée le jour même de sa naissance. Cette petite famille compte déjà un fils, Cristobal. La noblesse de cette jeune famille ne tient pas tant à sa fortune, qui n’est pas grande, mais plutôt à la qualité de sa foi et de l’amour qui y règne. 

Mais cette petite Ana naît « sourde et muette ». Quelques mois après sa naissance, son père meurt et Francesca doit assumer seule l’éducation de ses deux enfants. Devant la perte de son époux et le handicap de sa fille, Francesca intensifie sa vie spirituelle par la prière. Sans se lasser, elle demande et redemande durant des années la guérison de sa petite Ana. 

Ana, entourée d’un grand amour maternel, est éveillée à tout malgré sa surdité. Son éducation se fait à travers la vie fervente de sa mère. À la maison, elle voit les images saintes suspendues aux murs. Elle voit sa mère scander sa journée par la prière du chapelet et la visite au Saint-Sacrement, y ajoutant des pèlerinages à Notre-Dame.

Mais Ana vit tout cela de l’intérieur, car le silence et la solitude meublent l’espace intérieur et extérieur de sa petite enfance. Dieu travaille son être à travers ce chemin d’intériorité où elle apprend à vivre au-dedans avec son Dieu. 

Et voilà qu’à l’âge de sept ans... Ô miracle ! Elle est guérie ! Les premières paroles qu’elle prononcent sont : « Ave Maria ! »

 

L’appel de Dieu, l’éveil d’une vocation

De sept à neuf ans, Ana de Lobera vit les deux plus belles années de sa vie : recouvrer l’ouïe et la parole, pouvoir entendre et communiquer… quelle grâce ! Pourtant ce bonheur est de courte durée. La mère, Francesca, meurt ; Ana et Cristobal sont confiés à la grand-mère maternelle. 

C’est à ce moment qu’Anne développe une grande intimité avec la Vierge Marie. À l’âge de 10 ans, elle veut être toute à Jésus et fait vœu de virginité. Mais la grand-mère la trouvant trop jeune pour un tel engagement passe outre, car elle envisage bien différemment l’avenir de sa petite-fille. 

À 14 ans, Anne est une jeune fille belle, intelligente, à la personnalité attirante. L’aïeule songe au choix d’un bon mari pour elle. Pour y résister et demeurer fidèle à son désir de vie religieuse, Anne, accompagnée de son frère, quitte sa grand-mère maternelle pour une soi-disant vacance dans sa famille paternelle, croyant ainsi fuir les propositions de mariage. Toutefois, la grand-mère paternelle nourrit pour elle les mêmes ambitions… 

Que faire devant ce nouveau prétendant qui désire conquérir son cœur ? En fille bien déterminée, comme elle le sera toujours, Anne profite d’une réception familiale à l’occasion de l’ordination d’un cousin pour faire un coup d’éclat digne des « conquistadores » de l’époque. Tout le monde est à table et l’on n’attend plus qu’elle. Comme elle tarde, les siens pensent qu’elle est en train de se faire une beauté. Elle a tant de prestige, sa personnalité est si attachante... Mais quand elle entre, tous les invités ont le souffle coupé : elle s’est vêtue d’une sorte de drap noir, son visage est enfoui dans une toque qui le couvre jusqu’aux sourcils. Pour qu’on ne l’oblige pas à se changer, elle a coupé ses cheveux en tous sens, ce qui faisait scandale à l’époque ! Mais son coup d’éclat réussit. Son frère, sa grand-mère et son prétendant comprennent enfin que la course au mariage est inutile. Dieu seule l’a séduite et l’attire de plus en plus. À 16 ans, Anne n’a plus à craindre les pressions familiales, on la laisse libre de se consacrer à Dieu.

 

Le choix du plus parfait

Nous sommes en 1560 : tandis que Cristobal entre chez les Jésuites, Anne désire pour sa part la vie religieuse la plus parfaite qui soit. Elle mène donc une vie très austère, s’adonne à la prière, jeûne souvent, pratique des mortifications et se consacre aux soins des malades. On sent l’amour qui la brûle du dedans : le Seigneur y répond par de nombreuses grâces intérieures. 

Ses dons naturels et surnaturels lui taillent une réputation à travers la ville. Des faits d’ordre charismatique vont commencer à survenir. Anne vit ainsi chez sa grand-mère environ sept ans, car elle ne trouve pas l’ordre religieux qui correspond à sa soif d’absolu. 

Malgré son austérité, Anne est une femme équilibrée comme en témoigne sa jeune cousine Maria de Cabreras : « Elle me témoignait beaucoup d’affection. Elle était affable et gaie, elle me faisait toujours chanter et m’amuser, elle disait que l’esprit triste n’était pas bien disposé pour louer Dieu, que seul l’esprit joyeux pouvait rendre grâce en tout et faire avec joie la volonté de Dieu. » 

Son premier guide spirituel sera un Jésuite, le p. Pierre Rodriguez, qui l’aidera à travailler « son point d’honneur ». Mais ce qu’il lui transmettra surtout, ce sera son amour pour l’Eucharistie. Anne a 20 ans, et son interrogation est plus pressante que jamais : dans quelle communauté le Seigneur la veut-il ? 

En 1569, elle tombe gravement malade et frôle la mort. Son état s’améliore bien qu’elle reste très faible. Mais son désir d’être à Jésus grandit toujours. Où donc la veut-il ? Son directeur spirituel, le p. Rodriguez, est nommé à Tolède. Cette séparation est rude pour Anne déjà affaiblie, mais c’est par ce sacrifice que le Seigneur envoie un rayon de lumière sur son chemin pour lui indiquer la place qu’il lui prépare depuis longtemps. 

Nous sommes en 1570, la réforme du Carmel de sainte Thérèse d’Avila est encore jeune, remontant seulement à huit ans. C’est en cette même année que Thérèse vient de fonder un carmel à Tolède. Le p. Rodriguez fait la connaissance de la réformatrice et écrit à Anne : « J’ai trouvé ici une sainte femme qui fonde des monastères de l’Ordre que vous cherchez. Elle est native d’Avila et se nomme Teresa de Ahumada. Demandez à Dieu qu’il lui plaise de vous donner la lumière pour savoir si c’est là qu’il vous appelle. Quant à moi, il me semble que oui. Avertissez-moi si vous voulez que j’en traite avec la Mère. »

 

  Au Carmel

Le Carmel comme réponse

Voilà donc la lumière qui jaillit sur la route. Anne quitte Plasencia le 26 juillet 1570 pour entrer au carmel de Saint-Joseph d’Avila où sainte Thérèse est prieure. Anne a 25 ans ! Elle a fait un long chemin par les voies de l’oraison. Elle arrive à San José d’Avila le 31 juillet et prend l’habit du Carmel le 1er août en la fête de saint Pierre aux Liens. Elle demande donc de s’appeler Anne de Saint-Pierre, mais Thérèse d’Avila, bien qu’absente du monastère à ce moment, a déjà décidé du nom qu’elle portera désormais, soit Anne de Jésus. 

C’est seulement à la fin du mois d’août qu’elle rencontre Thérèse pour la première fois. La réformatrice sait discerner la valeur intérieure de cette jeune femme. Elle saisit vite l’âme ardente et forte d’Anne. Elle lui plaît et c’est le début d’une belle et grande amitié spirituelle. 

Fin octobre, Thérèse part pour la fondation du carmel de Salamanque. Elle y fait venir trois novices d’Avila et quelques sœurs de Medina del Campo. Anne est du groupe des novices de San José. Comme la Mère Thérèse doit repartir, elle confie à Anne la responsabilité de ses co-novices et recommande à la nouvelle prieure de Salamanque de consulter sœur Anne pour les affaires du monastère. 

La santé d’Anne connaît des difficultés, aussi on retarde sa profession de quelques mois. Le 22 octobre 1571, elle se donne pour toujours à son Seigneur aimé, mais, au cours de la cérémonie, elle entre en extase... À compter de ce jour, la Madre fondatrice ordonne que toutes les professions se fassent désormais en privé, devant la communauté seulement. Anne aura la grâce d’être formée durant plusieurs années, dans la vie quotidienne, par Thérèse elle-même.

 

Collaboratrice de Thérèse d’Avila

La Mère Thérèse tient donc en haute estime sœur Anne de Jésus et, en 1574, elle lui ordonne de se préparer pour les futures fondations. En 1575, Thérèse de Jésus fonde un carmel à Beas et y nomme Anne de Jésus comme prieure. Anne devient la grande confidente de Thérèse. Il règne entre les deux carmélites une grande familiarité de sentiments, de décisions et de grâces. Thérèse va établir une correspondance intense avec la prieure de Beas. Elle lui partage toutes les agitations de son âme, tous les troubles que lui causent ses ennemis en ce temps d’attaques contre la réforme du Carmel, mais aussi elle s’ouvre à Anne de toutes les faveurs dont le Seigneur la comble pour la fortifier. Au plus fort de la tempête, Thérèse demande à Anne de détruire toutes ses lettres à cause des confidences qui s’y trouvent. Elle ne veut pas que l’Inquisition mette la main sur ces papiers personnels. 

Au moment de leur dernière rencontre, Thérèse aura un geste symbolique envers Anne, un peu semblable à celui d’Élie envers Élisée. Au moment du départ de Thérèse celle-ci dit à Anne : « Échangeons nos manteaux, ma fille, prenez le mien qui est neuf et plus commode pour vous qui êtes jeune, et donnez-moi le vôtre, comme il est vieux et usé il me conviendra très bien. »

 

Aux côtés de Jean de la Croix

Si Anne de Jésus a la grâce d’être imprégnée de la pensée thérésienne, elle a aussi la grâce de côtoyer Jean de la Croix de manière assez unique. En octobre 1578, le saint arrive à Beas, quelques mois après l’évasion de sa prison de Tolède. C’est ainsi que les sœurs du carmel de Beas peuvent compter sur la direction spirituelle de Jean de la Croix, de 1578 à 1579. 

Quand il arrive à Beas, Jean de la Croix connaît déjà la réputation de sainteté d’Anne, il sait qu’elle est gratifiée de hautes faveurs mystiques et qu’elle a obtenu de nombreux miracles grâce à sa prière. Mais Anne elle-même fut toujours discrète sur sa vie intérieure. Elle était de tempérament moins expansif et moins enthousiaste que sa Mère Thérèse. Qui pourrait donc raconter ce que furent les échanges spirituels de ces deux géants mystiques ? Mais, chose certaine, c’est grâce à Anne de Jésus que nous avons pu obtenir de Jean de la Croix le commentaire de son « Cantique Spirituel ». 

Voici le témoignage de Jean de la Croix sur Anne : « Elle ressemblait en tout à [sainte] Thérèse, même esprit d’oraison, même manière d’agir, mêmes capacités, même genre de gouvernement. » Et plus tard il avouera encore qu’elle égalait sainte Thérèse pour les dons spirituels et la dépassait pour les dons naturels. 

Son prestige rayonne donc à l’intérieur du Carmel comme à l’extérieur, chez les grands comme chez les plus humbles. Quand la tempête se déchaîne au plus fort sur le Carmel réformé et que Thérèse est impuissante à agir, c’est Anne qui est en première ligne de combat. Elle sera le bras droit de Thérèse pour défendre la réforme avant d’être à son tour l’instrument de son expansion.

 

L’expansion du Carmel réformé

Lui accordant sa confiance plus qu’à toute autre, la Madre demande à Anne de fonder le carmel de Grenade assistée de Jean de la Croix. Thérèse a 67 ans et prépare la fondation de Burgos quoiqu’elle ne pourra faire la fondation de Grenade elle-même. Nous sommes en janvier 1582 et Thérèse mourra le 4 octobre de la même année. 

Par la suite Anne et Jean de la Croix iront fonder un autre carmel à Madrid en juillet 1586. La « grande capitaine des prieures », comme on la surnomme, va donc donner le meilleur d’elle-même dans l’esprit et le style de sainte Thérèse. Sa réputation est celle d’une personnalité très forte, douée d’une intelligence hors du commun, d’un discernement sûr et d’un accueil plein de charité. 

Anne est une femme entretenant de chaleureuses relations interpersonnelles, mais elle ne transige pas, même avec l’autorité, quand il s’agit de la fidélité au charisme thérésien. Car le problème de fond qu’elle rencontre en Espagne, en France et en Flandres, après la mort de la Madre, est celui d’un certain relâchement dans la fidélité à l’idéal thérésien, tant dans ses principes que dans sa mise en œuvre. Anne de Jésus choisit la fidélité inconditionnelle à l’œuvre de Thérèse et se fait la défenderesse de cet héritage au prix de beaucoup de luttes, de souffrances et d’humiliations.

 

La réforme hors d’Espagne

L’année 1604 constitue une nouvelle étape dans la vie d’Anne qui, avec quelques compagnes, introduit l’Ordre réformé en France avec la fondation du carmel de Paris en 1604 et ceux de Pontoise et de Dijon en 1605. 

En 1606, des désaccords importants avec les supérieurs de France amènent Anne à passer en Belgique dans le but d’y fonder des carmels à Bruxelles, Louvain et Mons, en 1607 et 1608. Elle suspend les fondations dû à la pénurie de carmélites anciennes que la France ne cède pas facilement et aussi parce que les Carmes déchaux qu’elle réclamait pour compléter son œuvre de fondatrice n’arrivent pas. 

Lorsque, enfin, en 1610 les Carmes arrivent à Bruxelles, elle leur remet la responsabilité des futures fondations. Sans y participer en personne, elle suscite la fondation de Cracovie en 1612 et celle des émigrées anglaises d’Anvers en 1619. Malgré l’âge et les infirmités, elle se propose même d’aller fonder un carmel en Angleterre. 

C’est remplie de ce zèle plein d’amour pour son Seigneur qu’Anne de Jésus décède, le 4 mars 1621.

 

  Sa spiritualité

Les aspects majeurs de sa spiritualité

Anne de Jésus fut peut-être l’une des plus grandes charismatiques du Carmel thérésien : charismes de connaissance des âmes, de guérison, de prophétie et d’intercession pour les mourants. Mais les charismes ne sont pas nécessairement signes de sainteté. Regardons la dimension plus profonde de sa vie d’intimité avec le Seigneur à travers quelques aspects de sa spiritualité. 

Outre une nette influence thérésienne et sanjuaniste ainsi qu’une disposition équilibrant action et contemplation, Anne laisse entrevoir dans ses écrits un grand amour pour l’humanité du Christ. Cette prédilection est centrée sur le très Saint-Sacrement. Elle concrétise ainsi un amour profond et sans bornes pour l’Eucharistie et une très grande dévotion au mystère de l’Incarnation. Elle développe aussi à travers les années un intérêt tout particulier pour Job. Nous retrouvons dans ses lettres le thème jobien de l’acceptation de la volonté de Dieu, dans l’adversité comme dans la prospérité. 

Les derniers temps de sa vie, Anne sera éprouvée dans son corps par de graves maladies et connaîtra en son âme une profonde nuit touchant le mystère de l’Eucharistie, ne goûtant plus la présence de Dieu dans ce sacrement. Elle écrit à un ami religieux : « Je m’approche de la table Sainte comme une bête. » Nuit intérieure terrible où Dieu semble l’avoir abandonnée et ne plus exister. Mais nous sommes au cœur de la grâce du Carmel ! Dieu est pourtant là, si proche, si proche, mais caché aux yeux de la foi !

 

Son rôle dans les éditions des œuvres thérésiennes et sanjuanistes 

Anne de Jésus se nourrit des œuvres de la grande Thérèse dès son entrée au carmel de San José d’Avila et dans les années qui suivent. Elle jouera par la suite un grand rôle dans la promotion de l’édition des œuvres de sainte Thérèse. C’est elle qui recueille les autographes de Thérèse afin de les remettre, en 1586, à Luis de Leon pour la préparation de la première édition. Une fois rendue en Belgique, elle s’associe avec le p. Gracian pour continuer les éditions, les traductions et la diffusion de la vie, des œuvres et des images de Thérèse. Comme une boule de neige, les éditions étaient lancées et le mouvement se poursuit jusqu’à nos jours… 

Un autre aspect, moins connu, de son activité débordante est la part qu’elle prit dans les éditions et les études des œuvres de saint Jean de la Croix.

 

Lien spirituel avec ste Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

Le 10 mai 1896, Thérèse de Lisieux est plongée au cœur de la nuit spirituelle :

« Y a-t-il un Ciel ? Ma vie ordinaire est-elle utile ? Dieu n’attend-il pas autre chose de nous que nos petits actes d’amour ? » La nuit qui suit, elle voit en rêve Anne de Jésus, dont elle a rarement entendu parler. La fondatrice du Carmel en France la réconforte et la confirme dans sa voie (voir Manuscrit B, 2vº où Thérèse raconte ce rêve à sa sœur Marie du Sacré-Cœur).

 

  Ses Écrits

Les écrits d’Anne de Jésus, soit quatre-vingt-neuf Lettres et quelques Déclarations et Relations, presque toutes des œuvres de circonstance, jaillissant de son sens de l’amitié et de son rôle de fondatrice. On y retrace la veine profonde d’un amour passionné pour la réforme de l’Ordre du Carmel. L’amitié indéfectible qu’elle éprouve pour la Mère Thérèse et l’intérêt pour son œuvre ressortent avec force. On y retrouve également la femme de gouvernement et d’action apostolique, la femme guidée par l’amitié, enfin, la contemplative de l’Humanité du Christ et de l’Eucharistie. Les écrits d’Anne de Jésus sont comme l’eau fraîche qu’on peut boire avec plaisir, une eau tirée d’une source cristalline, profonde, sans impuretés.

 

  En bref

Anne de Lobera naît le 25 novembre 1545 à Medina del Campo en Espagne. 

Elle prend l’habit des carmélites déchaussées à Avila en 1570. Son nom de « Anne de Jésus » est choisi par sainte Thérèse d’Avila elle-même. Elle fait profession dans les mains de Thérèse le 22 octobre 1571. 

Grande collaboratrice de sainte Thérèse, elle devient, en 1575, prieure du carmel de Beas. En 1582, la Madre lui confie la fondation de Grenade. Assistée de Jean de la Croix, elle fonde le carmel de Madrid en 1586. 

Anne obtient, dès 1586, la publication des œuvres de sainte Thérèse. À sa demande, saint Jean de la Croix écrit le commentaire du Cantique Spirituel. 

En 1604, elle quitte Salamanque pour établir, à Paris, le premier carmel français de la réforme thérésienne. Elle étend l’œuvre des fondations à Pontoise et à Dijon. 

En 1607, elle passe en Belgique où elle fonde les monastères de Bruxelles, de Louvain et de Mons. 

Anne de Jésus meurt au carmel de Bruxelles le 4 mars1621.

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