Vivre d'Amour

Thème Thérésien 

 

Vivre d'amour, témoin de l'amour


Au soir d'Amour, parlant sans parabole
Jésus disait : « Si quelqu'un veut m'aimer
Toute sa vie qu'il garde ma Parole
Mon père et moi viendrons le visiter.
Et de son cœur faisant notre demeure
Venant à lui, nous l'aimerons toujours !…
Rempli de paix, nous voulons qu'il demeure
En notre Amour !…
 » 

C'était comme un cri irrépressible et lancinant au plus profond du cœur de la Petite Thérèse. Elle vivait cet amour comme une passion dévorante, en digne fille du prophète Élie. Sa sœur, Marie du Sacré-Cœur, lui dira : “Vous êtes possédée de l'amour de Dieu comme on est possédé du diable.

Thérèse est allée chercher au plus profond d'elle-même, dans l'extrême sentiment de sa faiblesse, de sa petitesse, la puissance infinie de l'amour divin et elle l'a exploitée avec une audace incomparable, à la mesure de sa confiance, de sa foi qui ne reposait plus que sur Dieu seul, en Jésus.

Elle avait deviné en quelque sorte le secret de Dieu, en Jésus : l'infinie puissance de l'amour se déployant dans la création à partir du Verbe et reposant totalement sur la destinée d'un homme né dans la faiblesse et mourant sur une croix, le Christ Jésus.

La petite Thérèse avait compris la puissance de l'amour qui l'habitait à travers sa propre faiblesse reliée à sa foi en Jésus.

Thérèse a trouvé une nouvelle manière de dire avec l'apôtre Paul : “Quand je suis faible, c'est alors que je suis fort." Thérèse pouvait dès lors devenir la proie de l'Amour divin en tant que victime volontaire à cet Amour. Enfin, elle pouvait “vivre d'amour”.

Oui ! Elle avait deviné le secret de Dieu, en Jésus : l'infinie puissance de l'amour se déployant dans la création à partir du Verbe…
 

Thérèse, témoin de l'Amour

Née dans l'amour de saints parents, élevée dans l'amour aux Buissonnets et au pensionnat, Thérèse a désiré vivre d'amour à chaque moment de sa vie.

Au moment de sa première communion, elle se donne tout entière à Jésus et elle désire être à lui pour toujours. C'est pourquoi à l'âge de 14 ans, elle demande son entrée au cloître de Lisieux pour devenir carmélite pour être l'épouse du Christ en lui offrant toute sa vie, “pour la gloire de Dieu et pour le salut du monde”.

Elle qui a entendu dans son cœur le grand Cri de Jésus sur la Croix : “J'ai soif…” a voulu répondre à l'amour par l'amour : “il a soif d'être aimé”, écrit-elle.

Ce que j'aime dans la vie toute simple de la Petite Thérèse, à la maison puis au Carmel, c'est qu'elle a vécu dans l'Amour à chaque instant, mais de manière toute simple, imitable. Un amour qui répond à l'Amour en s'incarnant quotidiennement dans les choses les plus banales de la vie quotidienne, de la vie ordinaire.

Tout faire et tout vivre par amour !
Offerte sans réserve à l'Amour de Jésus, elle n'a pas cherché à vivre des choses extraordinaires comme l'ont fait certains saints, mais elle a, sa vie durant et jusqu'à ses derniers jours, donné à Jésus, minute par minute, ce que pouvait lui donner “une très petite âme qui ne peut offrir au bon Dieu que de très petites choses” (Ms C, 31r°).

Rien d'extraordinaire dans ses actions et dans ses sacrifices, sinon la délicatesse d'un amour qui ne laisse rien passer sans l'offrir.

Thérèse de l'Enfant-Jésus connaît le moyen infaillible pour réussir sa vie de jeune femme : prier, travailler, souffrir et mourir pour le seul Amour de Dieu en accomplissant chaque petite chose dans l'unique intention de faire plaisir à son Seigneur Jésus.

En 1995, nous avons célébré dans la joie et l'action de grâce l'année centenaire de l'Acte d'Offrande à l'Amour Miséricordieux prononcé par la Petite Thérèse en juin 1895. Prédicateur de retraites pour consacrés (religieuses et prêtres), j'ai été témoin, en de multiples occasions durant ces semaines de retraites, de l'amour qui se vit encore aujourd'hui dans l'Église à la suite de la Petite Thérèse.
 

La passion de Thérèse

La Petite Thérèse s'est laissée préparer par l'Esprit-Saint, à travers des détachements, des épreuves de toutes sortes, à s'offrir à l'Amour Miséricordieux. “Ô mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer.” La passion de Thérèse a été d'aimer et de faire aimer le Bon Dieu.

Le 9 juin 1895, elle écrivait : “J'ai reçu la grâce de comprendre plus que jamais combien Jésus désire être aimé.” (Ms A, 84r°)

Thérèse de l'Enfant-Jésus a cru à l'amour et elle s'est livrée à lui avec une confiance absolue.

C'est la grâce à demander à la chère petite sainte qui passe son ciel à faire du bien sur la terre : un renouveau profond d'amour, pour nous qui vivons dans une grande société malade à tant de points de vue, où la guerre fait tant de victimes innocentes.

Le Pape Jean-Paul, à Lisieux, s'adressant aux contemplatives, leur disait : “Les temps que nous vivons ont besoin de témoins”. En serons-nous ?
 

Conclusion

Il me semble que Thérèse nous propose, à sa suite, d'entrer dans l'amour, un programme tout simple et clair : “Il n'y a qu'une seule chose à faire pendant la nuit, l'unique nuit de la vie qui ne viendra qu'une fois : c'est d'aimer, d'aimer Jésus de toute la force de notre cœur et de lui sauver des âmes pour qu'il soit aimé… Oh ! faire aimer Jésus !” (LT 96)


P. André-Marie Syrard, osm

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